Il y a quelques jours, je suis tombé sur un épisode de Tracks sur Arte qui m’a particulièrement interpellé.
A vrai dire, le sujet traite justement de techniques « d’avant » – et il résonne parfaitement avec mes questionnements sur la sobriété numérique et notre dépendance aux plateformes….
L’épisode s’intitule « Sneakernet : le réseau hors internet » et explore comment des collectifs européens réinventent le partage de données… en se passant complètement d’internet.
Oui, oui.
Le concept : des baskets au lieu du WiFi !
Le « Sneakernet » (littéralement « réseau baskets ») désigne l’échange de fichiers d’humain à humain, via clés USB, disques durs portables, ou tout autre support physique.
L’épisode suit trois initiatives européennes.:
- Le Outdoor Computer Club à Paris, qui organise des échanges de données en pleine forêt avec des ordinateurs accrochés aux arbres
- L’artiste Aram Bartholl à Berlin, qui développe des installations de partage hors ligne
- Le collectif Actinomy à Brême, des militantes anti-tech qui enseignent à construire des serveurs privés
Pourquoi ça me parle
Depuis 2020, je travaille avec des outils no-code et j’explore constamment comment rendre la médiation culturelle numérique plus sobre. Mes projets de retrofit ici ou encore ici – mélanger vintage et technologie moderne – partent du même principe : questionner la nécessité de passer par du numérique, et quand on l’utilise, le faire avec frugalité.

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