Il y a quelques semaines, je suis tombé sur cette publicité à la TV qui m’a beaucoup interpellé.
Ici, la médiation proposée sur smartphone ne semble plus être diffusée par le musée, mais directement par Gemini (Google) dans le smartphone de la marque coréenne Samsung.
La publicité prend la direction d’une médiation numérique boostée à l’IA, laissant une part belle à l’hyper-interactivité : audios, plan, GPS, reconnaissance d’objets via le flux vidéo… La direction artistique de la publication (musique, forme, danses, etc.) semble prendre cette direction, tout en ménageant des temps calmes — dont ce moment avec le livre / tuile !
Moment fun d’ailleurs : une situation qui arrive à tout le monde quand on visite un musée. Les publicitaires arrivent si bien à prendre le pouls de la société…
Ce qui m’interroge ici, c’est le rôle du musée dans la médiation. Peut-il encore maîtriser le discours ? Le contenu est-il une synthèse faite par IA à partir de contenus trouvés sur le web ? Une forme de « moyenne » des contenus ?!
Les modèles génératifs actuels sont tous probabilistes et établissent une forme de prolongement de cette moyenne. D’où mon interrogation sur les contenus.
Quelles possibilités ce système offre-t-il au musée ? D’où vient le contenu ? Y a-t-il encore de la place pour un numérique moins présent, plus sobre ?
Je n’ai pas la réponse à ces questions, mais je m’interroge énormément sur cette sur-utilisation technologique, allant jusqu’à remplacer le travail de médiation numérique du musée ?!

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